jeudi 23 septembre 2010
Réforme des retraites. Opposition constructive ou opposition systématique?
Face à cette réforme des retraites en particulier, l’opposition et les syndicats doivent « raison et mesure garder ». L’emballement et la surenchère ne sont pas compagnons de la transparence et donc de la vérité.
L’opposition constructive telle que nous l’avons vécue à travers certaines confrontations à la télévision ou à la radio faisait plaisir à voir et à entendre, elle nous permettait de mesurer la chance que nous avons de vivre en démocratie et la nécessité de la renforcer et préserver. Elle évolue alors dans l’intérêt général.
L’opposition systématique, avec pour fond, des arrières pensées de politiques politiciennes nous mène tout simplement à la fuite en avant et tout ce qui est «excessif devient non significatif». Elle évolue vers l’intérêt des corporatismes et des partis aux dépens de l’intérêt général.
La réforme des retraites, au jour d’aujourd’hui, est une nécessité indiscutable parce que c’est la rencontre d’une conjoncture économique et financière exceptionnelle, d’un droit indéniable et d’une justice sociale.
Qui peut ignorer que nous vivons une période exceptionnelle, imprévisible, avec des mutations profondes qui appellent de nouveaux équilibres plus ou moins inattendus et donc des défis lourds et sensibles auxquels nous devons faire face aujourd’hui et peut être encore plus demain.
Parce que nous devons nous adapter à ces nouvelles réalités, et nous protéger face à ces nouveaux bouleversements, parce que nous devons conserver notre avance et sauver nos acquis fondamentaux que sont nos retraites, nos emplois, notre tissu économique, notre assurance maladie etc.., nous devons perfectionner et innover davantage notre système, réparer les points faibles structurels qui ralentissent la dynamique des emplois (en particulier des jeunes et des seniors) et donc réformer ensemble et réformer davantage. Avons nous d’autres choix?
Ces réformes sont absolument nécessaires, elles sont perçues douloureusement pour certaines, elles demandent des efforts et des sacrifices supplémentaires de tous. Parce que c’est une conjoncture exceptionnelle, la réforme des retraites a un caractère exceptionnel. Elle se doit également d’être flexible et modulable (pénibilité, emploi des seniors, les femmes), ouverte à toutes les adaptations dans le temps au fur et à mesure que les choses évoluent. Le gouvernement l’a bien précisé.
Imaginons un moment que la crise s’estompe à un temps T, que la croissance revient, que les richesses et les emplois se développent, alors, qu’est-ce qui pourrait empêcher les autorités de revenir sur les mesures préventives actuelles et de décider de ramener l’âge de la retraite à 60 ans si nécessaire et de répartir les nouvelles richesses pour une meilleure qualité de vie des français.
Ce n’est pas juste de la part des leaders syndicaux et de l’opposition de se concentrer essentiellement sur le fait que le financement de la retraite est plus supporté par les salariés que par les riches sans évoquer justement la réalité de la nécessité de conserver aujourd’hui notre système de retraite pour qu’il puisse assurer d’ici à plusieurs années des revenus à l’ensemble de français sans exceptions et en particulier les classes moyennes et les moins nantis. Il ne s’agit pas non plus de pointer du doigt une classe contre une autre.
Ceux là (les plus riches), dont la première préoccupation à l’âge de la retraite n’est probablement pas le revenu de leur retraite, ont été invités à la solidarité, à participer davantage à l’effort commun en mettant fin à certaines niches fiscales moins adaptées à la conjoncture et par la mise en place d’un certain nombre de mesures pour taxer les transactions financières et les primes-bonus exorbitants. La volonté politique d’équilibre existe, soutenons la démarche, elle est sincère et elle se poursuit.
Il n’y a pas de système idéal et le chef de l’état a eu le mérite non seulement d’avoir mis le problème sur la table franchement, sans détours et sans démagogie avant 2012 mais aussi de marquer sa volonté de faire preuve de détermination mais aussi de flexibilité et de pragmatisme. Les Français le ressentent et sauront discerner..
Publié par Raphaet Dali
L’opposition constructive telle que nous l’avons vécue à travers certaines confrontations à la télévision ou à la radio faisait plaisir à voir et à entendre, elle nous permettait de mesurer la chance que nous avons de vivre en démocratie et la nécessité de la renforcer et préserver. Elle évolue alors dans l’intérêt général.
L’opposition systématique, avec pour fond, des arrières pensées de politiques politiciennes nous mène tout simplement à la fuite en avant et tout ce qui est «excessif devient non significatif». Elle évolue vers l’intérêt des corporatismes et des partis aux dépens de l’intérêt général.
La réforme des retraites, au jour d’aujourd’hui, est une nécessité indiscutable parce que c’est la rencontre d’une conjoncture économique et financière exceptionnelle, d’un droit indéniable et d’une justice sociale.
Qui peut ignorer que nous vivons une période exceptionnelle, imprévisible, avec des mutations profondes qui appellent de nouveaux équilibres plus ou moins inattendus et donc des défis lourds et sensibles auxquels nous devons faire face aujourd’hui et peut être encore plus demain.
Parce que nous devons nous adapter à ces nouvelles réalités, et nous protéger face à ces nouveaux bouleversements, parce que nous devons conserver notre avance et sauver nos acquis fondamentaux que sont nos retraites, nos emplois, notre tissu économique, notre assurance maladie etc.., nous devons perfectionner et innover davantage notre système, réparer les points faibles structurels qui ralentissent la dynamique des emplois (en particulier des jeunes et des seniors) et donc réformer ensemble et réformer davantage. Avons nous d’autres choix?
Ces réformes sont absolument nécessaires, elles sont perçues douloureusement pour certaines, elles demandent des efforts et des sacrifices supplémentaires de tous. Parce que c’est une conjoncture exceptionnelle, la réforme des retraites a un caractère exceptionnel. Elle se doit également d’être flexible et modulable (pénibilité, emploi des seniors, les femmes), ouverte à toutes les adaptations dans le temps au fur et à mesure que les choses évoluent. Le gouvernement l’a bien précisé.
Imaginons un moment que la crise s’estompe à un temps T, que la croissance revient, que les richesses et les emplois se développent, alors, qu’est-ce qui pourrait empêcher les autorités de revenir sur les mesures préventives actuelles et de décider de ramener l’âge de la retraite à 60 ans si nécessaire et de répartir les nouvelles richesses pour une meilleure qualité de vie des français.
Ce n’est pas juste de la part des leaders syndicaux et de l’opposition de se concentrer essentiellement sur le fait que le financement de la retraite est plus supporté par les salariés que par les riches sans évoquer justement la réalité de la nécessité de conserver aujourd’hui notre système de retraite pour qu’il puisse assurer d’ici à plusieurs années des revenus à l’ensemble de français sans exceptions et en particulier les classes moyennes et les moins nantis. Il ne s’agit pas non plus de pointer du doigt une classe contre une autre.
Ceux là (les plus riches), dont la première préoccupation à l’âge de la retraite n’est probablement pas le revenu de leur retraite, ont été invités à la solidarité, à participer davantage à l’effort commun en mettant fin à certaines niches fiscales moins adaptées à la conjoncture et par la mise en place d’un certain nombre de mesures pour taxer les transactions financières et les primes-bonus exorbitants. La volonté politique d’équilibre existe, soutenons la démarche, elle est sincère et elle se poursuit.
Il n’y a pas de système idéal et le chef de l’état a eu le mérite non seulement d’avoir mis le problème sur la table franchement, sans détours et sans démagogie avant 2012 mais aussi de marquer sa volonté de faire preuve de détermination mais aussi de flexibilité et de pragmatisme. Les Français le ressentent et sauront discerner..
Publié par Raphaet Dali
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